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Mais pourquoi avons-nous tant besoin de reconnaissance au travail?

  • 11 sept. 2025
  • 2 min de lecture
reconnaissance, valorisation, mérite

Depuis un certain temps, je m'interroge sur les motifs qui amènent la majorité de mes personnes clientes à identifier une insatisfaction professionnelle en raison du manque ou de l'absence de reconnaissance par leur gestionnaire, leurs collègues ou même à travers la culture organisationnelle. Ce besoin de reconnaissance est souvent l'un des critères recherchés dans leur prochain poste. Mais qu'est-ce qui pousse l'être humain à avoir un tel besoin dans les différentes sphères de sa vie et notamment au travail? Mes recherches m'ont conduit à conclure que c'est en partie une question d'évolution et d'hormones, mais aussi de consolidation de l'identité!


La reconnaissance et notre évolution

Nos ancêtres savaient que la reconnaissance était synonyme de rester dans la tribu, donc de survie. Aujourd’hui, la logique n’a pas tant changé : être reconnu au travail, c’est s’assurer qu’on fait toujours partie de l’équipe et qu’on compte pour le groupe.


C’est aussi une histoire de dopamine et d’ocytocine

Quand on reçoit un merci ou un compliment sincère, notre cerveau libère de la dopamine : la molécule du plaisir et de la motivation. Résultat? On a envie de recommencer, de s’engager davantage. Et ce n’est pas tout : la reconnaissance sociale déclenche aussi l’ocytocine, l’hormone du lien et de la confiance. En clair, un employé reconnu se sent non seulement motivé, mais aussi plus connecté à son équipe et à son gestionnaire.

Autrement dit : la reconnaissance, c’est du carburant psychologique, mais aussi du ciment relationnel. Un compliment, un témoignage de gratitude senti est généralement efficace pour augmenter la motivation et la satisfaction professionnelle. Toutefois, nous sommes très vigilants aux paroles creuses ou aux remerciements de façade. Nous ne pouvons tromper notre cerveau et ressentirons alors l'écart entre notre besoin et ce qui nous est communiqué par notre environnement de travail, minant ainsi notre sentiment d'efficacité personnelle et notre satisfaction professionnelle dans notre rôle.


La construction de notre identité

Notre rôle professionnel (« je suis infirmière », « je suis gestionnaire », « je suis enseignant ») prend du sens parce qu’il est validé par les autres. Sans ce miroir social, la construction de l'identité professionnelle reste incomplète et génère des doutes quant aux compétences de la personne dans son milieu de travail. Elle engendrera démotivation, perte d'engagement et impression d'être invisible. Résultante: insatisfaction professionnelle, remise en question et perte de sens.






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